Politique
 

Actuellement, l'Afghanistan est dirigé par le président Hamid Karzaï, qui fut placé par l'administration Bush pour conduire un gouvernement intérimaire après la chute des Talibans. Il a gagné récemment une élection nationale.

Son cabinet actuel comprend des membres de l'Alliance du Nord, et un mélange issu d'autres groupes régionaux et ethniques formés à partir du gouvernement de transition par la Loya Jirga.

L'ancien monarque Mohammed Zaher Chah est retourné dans le pays, mais ne fut pas réinvesti du pouvoir royal et son influence se limita seulement à des pouvoirs cérémoniaux, jusqu'à sa mort en 2007.

Avec les accords de Bonn, la Commission Afghane de la Constitution fut établie pour consulter le peuple et formuler une constitution. Programmée pour la réaliser le 1er septembre 2003, la commission a demandé un délai pour entreprendre plus de consultations.

La rencontre d'une loya jirga (grand conseil) constitutionnelle fut tenue en décembre 2003 quand une nouvelle constitution fut adoptée, créant une forme présidentielle de gouvernement avec une législature bicamériste.

Les troupes et les agences de renseignements des États-Unis et nombres d'autres pays sont présents, certains pour maintenir la paix, d'autres assignés à chasser les Talibans et al-Qaïda. Une force de maintien de la paix des Nations Unies, la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) est opérationnelle à Kaboul depuis décembre 2001. L'OTAN a pris le contrôle de cette force le 11 août 2003. Une bonne partie du pays reste sous le contrôle des chefs de guerre.

Le 27 mars 2003, le député afghan, ministre de la défense et le puissant chef de guerre, le général Abdul Rachid Dostom ont créé un bureau pour la Zone Nord de l'Afghanistan et ont nommé des officiels pour cela, défiant ainsi l'ordre du président par intérim Hamid Karzaï qui stipule qu'il n'y a pas de zone en Afghanistan.
L'Eurocorps est sous la responsabilité de l'OTAN qui dirige la FIAS à Kaboul depuis le 9 août 2004.

Les pertes parmi ces troupes sont le plus souvent provoquées par des erreurs d’identification, des attentats à la voiture piégée ou des accidents routiers aggravés par l’absence de ceintures de sécurité. Des élections nationales furent tenues le 9 octobre 2004.

Plus de 10 millions d'Afghans furent enregistrés sur les listes électorales. Plus de 17 candidats s'opposant à Hamid Karzaï boycottèrent les élections, soupçonnant une fraude ; une commission indépendante mit en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecta pas le résultat du scrutin. Hamid Karzaï gagna 55,4 % du vote.

Il fut investi de la présidence le 7 décembre.
Ce furent les premières élections nationales du pays depuis 1969, lorsque des élections parlementaires furent tenues pour la dernière fois.